La nutrition fait partie intégrante de la préparation du sportif, pour le domaine physique, au même titre que la préparation technique, tactique et mentale. Comme beaucoup de sujets importants, il fait l’objet de nombreux articles aux informations parfois contradictoires. On fait le point sur les bonnes pratiques.

1. Les besoins physiologiques

S’alimenter correspond à 4 types de besoins. Le besoin structural : construction de l’organisme pendant la croissance, entretien du corps à l’âge adulte, reconstruction après maladie ou blessure. Pour cela, on compte sur les protéines et le calcium. Le besoin énergétique compense les pertes énergétiques de l’organisme, grâce aux glucides et lipides. Le besoin de régulation pour maintenir les constantes biologiques, à base de vitamines et minéraux. Enfin, le besoin émotionnel, qui permet de réguler les émotions justement et de répondre à la sensation de plaisir. Le sportif aura donc les mêmes besoins que le reste de la population, auxquels viennent s’ajouter les besoins liés au sport : compenser les pertes irréversibles induites par la discipline pratiquée.

2. L’intérêt de la nutrition sportive

L’alimentation fait partie intégrante de la performance sportive. Pour allier performance et nutrition, il faut être à l’écoute de son corps, mais aussi des professionnels du sujet et de la discipline sportive pratiquée. Le 1er rôle de l’alimentation va être de répondre aux besoins physiologiques, d’être un socle, un support pour la performance dans le quotidien et un état constant de bonne forme physique. Dans un 2ème temps, on parlera d’alimentation de l’effort, elle va venir améliorer la performance : avoir des réserves de glycogènes suffisantes (= carburant de l’activité physique), maintenir la glycémie, compenser les pertes hydriques notamment. Attention, rien ne remplace jamais les aliments et il n’existe pas de produits miracles !

3. Exemple de régime pour les sportifs

Le régime d’entretien d’un sportif respecte les grands principes de la pyramide alimentaire : une alimentation riche en fruits et légumes, des produits laitiers peu gras, des sources protéiques, des glucides à indice glycérique bas, de bonnes graisses et de l’eau. Cependant, afin de s’adapter au rythme des efforts demandés, les repas s’adaptent. Quelques jours avant la compétition, régime hyperglucidique. Dernier repas du soir avant l’épreuve, glucides à bas index glycémique. Le jour J, 3h avant l’épreuve dernier délai, glucides à index glycémique élevé, apport énergétique suffisant et facile à digérer. Pendant l’effort, boissons sucrées et barres de céréales par exemple. Après la compétition, on reprend une alimentation équilibrée classique et on se concentre sur l’hydratation.